Panorama de l’IoT dans l’agriculture

Par Olivier il y a 2 mois
Temps de lecture estimé 5 min

L’agriculture a depuis plusieurs années fait sa transformation digitale. Désormais, les exploitants s’appuient sur les objets connectés pour accroître leur productivité tout en optimisant les ressources. Quand le monde agricole rencontre les nouvelles technologies...

Avec la croissance démographique, la pénurie des ressources naturelles ou le changement climatique, notre agriculture doit répondre à de nouveaux défis. L’Internet des Objets apporte de nombreuses solutions permettant au monde agricole de repousser ses limites sans pour autant détruire la planète.

Amélioration de la productivité

Que l’on parle de production de céréales, d’abricots ou de choux-fleurs, il y a un moment où vous devez prendre la décision qui découle de plusieurs mois de travail : la récolte. Mais selon les températures, selon l’ensoleillement ou les terres de l’exploitation, le bon moment n’est pas évident à déterminer. Les objets connectés constituent une solution efficace pour déterminer le moment idéal. En étudiant les nombreux facteurs de manière automatisée, ces derniers sont en mesure de remonter les données de terrain afin de prendre les bonnes décisions au bon moment, et atteindre ainsi de meilleurs rendements.

Rien de plus contraignant que de devoir parcourir son exploitation pour voir l’état des prairies, le niveau d’hygrométrie des zones de culture ou encore l’état des clôtures. Réduire les besoins de déplacement sur les exploitations est un autre atout majeur que confère l’IoT. Les capteurs de terrain peuvent remonter de nombreuses informations qui seront disponibles directement sur un smartphone, limitant ainsi les déplacements, donc la consommation de carburant ou simplement de temps.

Mais il existe désormais une réalité : la robotisation. Plusieurs entreprises sont désormais à même de commercialiser des objets connectés d’une nouvelle génération, dotés d’autonomie pour réaliser de nombreuses tâches, bien au-delà de la capture d’informations sur le terrain. Par exemple, les robots de la start-up Naio Technologies, basée près de Toulouse, peuvent désherber les cultures, pour une culture respectueuse de l’environnement, tout en augmentant la rentabilité des exploitations. Leurs robots, comme d’autres, sont dotés d’autonomie et embarquent de très nombreux capteurs ; ils peuvent être contrôlés à distance tels des drones via différents types de réseaux de communication.

Optimisation des ressources naturelles

Lorsque l’on cherche à réduire l’impact environnemental de l’agriculture, il y a un sujet qui revient systématiquement : l’eau. L’un des enjeux majeurs auquel les objets connectés répondent, c’est l’optimisation de l’usage de l’eau... De l’eau, juste où il faut et quand il faut. Jusqu’à il y a quelques années, il fallait se rendre sur place pour connaître l’état des sols et éventuellement se préoccuper des quantités d’eau consommées pour l’arrosage des terres agricoles. On se souvient d’ailleurs de ces installations gigantesques qui détournent des cours d’eau pour irriguer des hectares de maïs... Eh bien l’IoT rend tout ceci caduque. Les capteurs répartis sur les exploitations remontent l’état hygrométrique des sols, n’arrosant que les surfaces qui en ont besoin, lorsque cela est nécessaire.

En amont de l’optimisation des usages de l’eau, d’autres informations permettent d’optimiser les ressources naturelles : une meilleure connaissance de l’état des sols. Et pour cela, il existe différents objets connectés qui permettent d’analyser l’état des surfaces agricoles. Que l’on parle de capteurs ou de drones, les instruments de mesure connectés ne manquent pas pour fournir des données de terrain et améliorer l’optimisation des ressources. C’est avec de tels outils que l’on peut connaître précisément les zones à irriguer, les zones sur lesquelles les cultures poussent plus ou moins densément...

Comme le surplus d’eau peut être un vecteur pour les maladies, l’IoT fournit également des données que les agriculteurs peuvent exploiter au travers de leurs outils informatiques afin d’identifier des zones de culture malades ou affaiblies. Ils peuvent ainsi mieux cibler les zones qui nécessitent une intervention, sans nécessairement devoir intervenir sur l’intégralité d’une parcelle.

Suivi personnalisé du bétail

L’agriculture, c’est aussi l’élevage. Et là encore, les objets connectés apportent leur soutien, notamment sur la traçabilité des bêtes, qu’il s’agisse de simples trackers de position ou de systèmes d’identification. Ainsi, les éleveurs ne lisent plus les étiquettes sur les oreilles des animaux. Un simple lecteur transmet automatiquement le poids de l’animal lors de la pesée... c’est autant de temps de gagné dans une journée déjà bien remplie.

L’autre avantage pour l’élevage, c’est une meilleure connaissance de l’état de santé des bêtes. Les colliers connectés permettent de suivre avec précision les constantes de l’animal, son niveau de stress, l’état de la gestation... Alors que les éleveurs devaient visiter leur exploitation plusieurs fois par jour, ils sont désormais notifiés par SMS de la moindre anomalie et peuvent suivre en temps réel leur cheptel directement sur leur smartphone.

Sur le long terme, la surveillance continue des bêtes permet une meilleure prévention des maladies. La surveillance et les données générées permettent de constituer des modèles de prédiction des risques sanitaires et réduit d’autant les coûts vétérinaires. En plus de la réduction de coûts, de nombreux exploitants parlent désormais d’une meilleure productivité, notamment dans la production laitière.

En conclusion

Vous l’aurez compris, le marché de l’agriculture est un terrain particulièrement sensible aux bénéfices apportés par les objets connectés. Les applications sont nombreuses et les retours sur investissement sont désormais indiscutables. Les bénéfices deviennent encore plus importants lorsque l’on vient y associer l’intelligence artificielle, les données météorologiques et les informations en provenance des satellites.

Selon l’IDATE, le secteur agricole comptera plus de 40 millions d’objets connectés dans le monde d’ici 2025, ce qui représente un marché de près de 22 milliards de dollars selon Markets&Markets.

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